Sélestadien 66 - ERRATUM

Une erreur s'est glissée dans le Sélestadien n°66. Le texte de la tribune du groupe De l'énergie pour Sélestat ! n'est pas celui envoyé par les élus. Voici la tribune telle qu'elle aurait dû paraître :

 

Annum Novum Faustum Felicem*
(* traduction du latin : une bonne et heureuse année)

2018 sera marquée par la réouverture de la Bibliothèque Humaniste. Elle sonnera aussi l’heure des comptes.

Souvenons-nous, en 2011, l’autorisation du programme « Nouvelle Bibliothèque » se chiffrait à 9,7 millions d’euros. En décembre dernier, le coût actualisé était de 14,39 millions d’euros. Et bien entendu, la participation de la Ville est passée de 4.42 millions d’euros à 7.08 millions d’euros, soit 60% de plus en 6 ans !

Sans vouloir jouer les oiseaux de mauvais augure, il reste à trouver quelques mécènes (500 000€) et ne plus avoir de mauvaises surprises avec des dépenses imprévues, côté chantier, pour que la situation ne dégénère pas plus.

Si nous partagions l’idée d’une restructuration de la Bibliothèque Humaniste pour garantir la conservation des œuvres et accueillir le public dans de bonnes conditions, nous avons toujours marqué notre différence en refusant ce projet pharaonique. Peut-être que l’équipe municipale actuelle recherchait un projet pour marquer l’histoire locale. Elle marquera surtout les finances de la Ville !

Avec du recul, on s’aperçoit que les coûts ont été bien minimisés pour obtenir l’adhésion de nos concitoyens lors des dernières élections municipales. Mais nos estimations de 2014 se révèlent aujourd’hui très pertinentes. Alors que faut-il souhaiter pour l’avenir ?

L’ouverture de la Bibliothèque Humaniste doit être un succès pour le rayonnement de Sélestat. Si l’on peut être optimiste sur la fréquentation du site sur la fin de l’année 2018, le succès pour les années à venir est loin d’être acquis. Prenons l’exemple du Musée Unterlinden à Colmar, agrandi sous la signature prestigieuse des architectes Herzong et de Meuron et inauguré en décembre 2015 : le nombre des entrées a baissé de 20% après une année d’exploitation.

A Sélestat, nous n’échapperons pas à la règle : il faudra élaborer une programmation d’expositions temporaires audacieuse et originale pour fidéliser le public. Et certainement remettre la main au portefeuille pour assurer ce rayonnement. Comme le disaient les contemporains de Beatus Rhenanus : « Bis peccare in bello non licet » - À la guerre, il n'est pas permis de se tromper deux fois !

De l’énergie pour Sélestat !

Stéphane KLEIN – Fabienne FOLTZ-BARTH – André KLETHI – Evelyne TURCK-METZGER