Les évolutions à travers le temps

Au cours de ces années, la population et les associations s’approprient la fête et s’attachent à rendre chaque défilé toujours plus beau. 
Les bicyclettes sont particulièrement présentes durant ces années avec la participation régulière du « Vélo-club Etoile » et par la suite du vélo-club ouvrier « En Avant ».
La Seconde Guerre mondiale vient mettre un coup d’arrêt brutal au Corso.

Interrompu durant la Seconde Guerre mondiale, le Corso reprend en 1947 avec les prisonniers de guerre de Saint-Dié et Remiremont comme invités d’honneur. Tout le monde souhaite à nouveau faire la fête et oublier ces années noires.

1951 : Le Corso Fleuri inaugure sa première foire aux vins avec les viticulteurs du canton.
1953 : On pose pour la première fois des barrières pour percevoir un droit d’entrée.
L’année 1954 fut marquée par des changements notoires impulsés par Albert Ehm, maire de Sélestat de 1953 à 1965, qui décida notamment qu’il y aurait un thème unique pour chaque Corso Fleuri (ce qui est encore le cas aujourd’hui). La culture du dahlia par les services municipaux garantit un approvisionnement presque complet pour les chars. La confection des carcasses en bois est désormais confiée aux ateliers municipaux.
1957 : Création du tiercé du Corso : votes permettant de désigner les 3 chars préférés du public.
1958 : Pour des raisons de sécurité, les chevaux sont définitivement abandonnés au profit des tracteurs.

En 1960, la municipalité décide d’innover en proposant un défilé supplémentaire : le « Corso aux lumières » pour que la fête se prolonge la nuit tombée. L’initiative connaît un certain succès, mais est arrêtée en 1965. C’est seulement en 1999 que le défilé de nuit est réinstauré.
1964 : Un feu d’artifice est tiré depuis la tour de l’église Saint-Georges.

Ces années voient évoluer la mise en oeuvre des chars avec un collage des fleurs sur des carcasses métalliques en remplacement du clouage sur des éléments en bois. Le feu d’artifice est tiré désormais au lac de Canotage.

Plusieurs thèmes du Corso ont marqué les esprits. Parmi eux, le « festival Walt Disney » en 1983, « Tintin au pays des dahlias » en 1986 ou “Vive la Révolution” en 1989.

En 1990, Tomi Ungerer signe l’affiche du Corso Fleuri sur le thème « Transport et communication » et défraie la chronique avec son Alsacienne fleurie chevauchant un gorille.

Le Corso amorce le virage du siècle avec sérénité et l’esprit de la fête demeure intact. 
Depuis 2002, le talent déployé par l’artiste Eric Ball a su apporter créativité et humour au défilé.
En 2004, les défilés sont déplacés du dimanche au samedi afin de permettre aux familles de profiter au maximum de l'évènement.
2008 : création du marché des saveurs et de l'artisanat
2009 : création de la place des enfants

2018 : Retour à la gratuité du corso.
2019 : Retour du clouage et agrafage des dahlias dans une démarche écoresponsable